Le Télécabine, loft d’édition

Le Télécabine, loft d’édition

Lorsque Philippe Domas et Anthony Comte, respectivement architecte et directeur artistique, partent à la recherche d’un nouveau lieu de vie, ils ne pouvaient s’imaginer que d’habitation leur loft deviendrait un espace multifonction et chaleureux, se prêtant à toutes leurs envies. Le Télécabine, du nom d’un des fameux “oeufs” de la télécabine du Diable qui surplombe fièrement la terrasse, est à la fois une galerie d’art, un pop-up store ou encore un atelier de cuisine. L’objet de leur désir – bien caché au fond d’une ruelle de Villeurbanne – n’était pourtant d’abord qu’une ancienne usine de textile complètement dévastée par le temps. À la première visite, le coup de coeur est immédiat pour cet endroit chargé d’histoire qui dégage une atmosphère particulière. Entièrement rénovées, les ruines se transforment en un loft évolutif de 250m2, suivi de trois petits autres totalement indépendants, proposés à la location. Toujours respectueux du bâtiment, Philippe et Anthony en conservent l’esprit industriel mais s’éclatent sans retenue pour le reste en mêlant mobilier rétro, trésors rapportés de voyages et objets design. Un projet en entraînant un autre, ils fondent leur propre maison d’édition déco “Le Télécabine” , donnent des cours de cuisine, créent un potager d’hiver. De quoi partager leur espace et leurs passions avec la générosité qui les caractérise. Rencontre atypique et délicieuse pour un lieu d’exception.

,  48 rue des Charmettes – 69100 Villeurbanne.

Luminaires Loft Le Télécabine Villeurbanne
Salon Loft Le Télécabine Villeurbanne
Salle à manger Loft Le Télécabine Villeurbanne

Qui se cache derrière Le Télécabine ?

Philippe

C’est vraiment un projet construit à quatre mains. Je suis architecte et Anthony est directeur artistique et décorateur. Nous avons vu ce lieu, un ancien atelier de textile, pour la première fois en 2012 et il était complètement en ruine. Personne n’arrivait à se projeter. Cela avait un côté un peu glauque avec le toit effondré, la végétation qui poussait un peu partout et les vitres de la verrière brisées. Pourtant, il y avait une atmosphère hyper sereine et très positive. Nous nous sommes tout de suite sentis bien ici.

Comment avez-vous pensé l’endroit ?

Philippe

En architecture, j’ai toujours voulu privilégier le lieu, travailler avec le bâtiment existant, le respecter, tracer son histoire et essayer de s’en inspirer. Celui-ci datait du 18ème, c’était un lieu chargé d’histoire, qui a eu une fonction artisanale. Cela le rendait encore riche ! En , il y avait beaucoup de matières : de la fonte, de l’acier, de la brique. On s’en est vraiment servi comme base.

Anthony

Nous aimons beaucoup de choses qui peuvent être très différentes. On chine beaucoup pendant nos voyages. On fait de la récup’. Les plumes dans la bibliothèque, ce sont une coiffe Massaï qui vient du Kenya par exemple. Nous avons imaginé cet endroit de façon à ce qu’il soit comme on est. On aime beaucoup recevoir et cuisiner. Le lieu a donc été pensé pour qu’il soit confortable, évolutif et que l’on s’y sente aussi à l’aise à deux qu’à cinquante.

Au commencement, quelle était votre idée ?

Philippe

Nous voulions créer un lieu de vie pour nous deux, auquel s’ajoutaient des mini lofts en location moyenne durée. Ce sont souvent des hommes d’affaires et des cadres qui viennent pour des missions, ou encore des étudiants qui y séjournent le temps de faire leur doctorat. Les trois espaces sont conçus exactement sur le même plan, mais pour chacun nous avons pensé une déco et un thème couleur différent.

Anthony

Chaque chambre est meublée différemment, avec des meubles scandinaves ou des choses un peu contemporaines. Il est vrai qu’on les chouchoute. Les lits sont super confortables, les équipements au top et les cuisines suréquipées. À cela s’ajoute une prestation hôtelière, c’est-à-dire ménage et changement du linge de maison une fois par semaine.

Philippe

On s’est rendu compte que tout s’était fait très naturellement. Au début, on cherchait simplement un nouveau lieu de vie pour nous, puis une chose en entraînant une autre, on s’est mis à prêter l’endroit, donner des cours de cuisine, créer une maison d’édition, etc. Anthony est un passionné de gastronomie et petit à petit, on s’est mis à organiser des évènements autour de ça. Pour approfondir ce côté-là, nous avons fait un potager devant la maison, et un mercredi sur deux, on propose un atelier pour les enfants de 4 à 11 ans : le potager à l’assiette.

Anthony

En parallèle, je travaille aussi en collaboration avec mon amie Imelda de Breda. Nous travaillons le cuir et les peaux en les déclinant dans des objets de décoration ou du quotidien. La marque s’appelle A.c.i.d.

Télécabine Deux Alpes Station Vintage Loft Déco Le Télécabine Villeurbanne
Chambre Loft Verrière Cheminée Le Télécabine Villeurbanne
Salle de bain Baignoire Bois Loft Le Télécabine Villeurbanne
Créateur Portrait Philippe Domas Anthony Comte Loft Le Télécabine Villeurbanne
Chambre Coussins Loft Le Télécabine Villeurbanne Plumes Souvenirs Voyage Déco Loft Le Télécabine Villeurbanne Salon Fauteuils Tapis Loft Le Télécabine Villeurbanne

Que produisez-vous dans votre maison d’édition ?

Anthony

Notre maison d’édition s’appelle . C’est essentiellement ce que l’on dessine nous-mêmes : du mobilier, du linge de maison ou encore des luminaires. En parlant de linge, j’aime beaucoup le lin et c’est quelque chose que l’on retrouve beaucoup dans nos créations. Il y a aussi des petites choses, des bougeoirs, de la vaisselle. C’est du jeu, on s’amuse beaucoup en faisant cela !

Quelles sont les pièces qui vous plaisent le ici ?

Anthony

Je suis vraiment fan des suspensions qui surplombent la grande table. Nous les avons trouvées à Prague. Elles trônaient dans le hall d’un vieux cinéma. Dans leur format d’origine, il y avait une structure métallique qui les rassemblait. Nous avons juste récupéré les soucoupes.

Vous semblez avoir un coup de cœur pour Prague, pourquoi ?

Philippe

On a découvert que dans les années 1940 et 1960, il y avait là-bas une foule de designers qui avaient un vrai talent. C’était des artisans incroyables, ils travaillaient surtout le bois à merveille.

Pourquoi cette télécabine ?

Philippe

Nous sommes tous les deux passionnés de montagne. Tous, nous avons débuté dans des remontées mécaniques. C’est donc associé à un souvenir d’enfance ! Mais moi, je suis tombé amoureux de l’objet. Cet œuf est une icône des années 60. On aurait aimé trouver le tout premier, celui de chez Poma. Celui-ci est une deuxième édition des années 70 que j’ai trouvé aux Deux Alpes en 2012, lors d’une vente aux enchères des télécabines du Diable, au profit du Téléthon.

Salon Fauteuil Peau de mouton Étagère Bois Loft Le Télécabine Villeurbanne
Salon Fauteuils Tapis Briques Murs violets Lampes Loft Le Télécabine Villeurbanne
Masques Massaïs Afrique Souvenirs Voyage Peinture violette Meuble orange Loft Le Télécabine Villeurbanne
Chambre Loft Le Télécabine Villeurbanne

Crédits : Eve Campestrini @thesocialitefamily

Inspiration déco...

Amah Ayivi, chineur entrepreneur

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Amah Ayivi est un entrepreneur. De ceux qui finissent par se confondre avec leur projet. Le sien s’appelle Marché Noir. Initialement échoppe de fripes dans le très connu Comptoir Général, la marque s’est muée en un lieu à...

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